Cultures rentables à court terme


Vous avez sûrement entendu parler de ces cultures rentables à la mode : pistachiers, amandiers ou oliviers en rangs… Mais quelles sont celles qui permettent de récupérer son investissement le plus rapidement possible ? Cet article propose d’analyser les cultures les plus rentables qui permettent un retour sur investissement rapide et efficace.

Il n’est pas simple de choisir des cultures rentables à court-terme. De plus, l’agriculture n’est pas une science exacte et les prévisions de production comme les prix peuvent s’inverser à tout moment. Malgré cela, au moment de planter un nouvel investissement agricole, il est indispensable d’avoir une vision claire de la période à laquelle l’investissement sera amorti. Vous pouvez ainsi envisager certains paramètres globaux au moment de choisir la culture la plus rentable à court terme.

La culture de l’amandier: productivité et rentabilité à court terme

Ces dernières années, la culture de l’amandier a beaucoup fait parler d’elle et on a vu proliférer les nouvelles plantations de ce type dans de nombreuses régions. Il a même été question des risques de formation d’une bulle spéculative sur la culture de l’amandier. Ce qui est certain c’est qu’il existe différents systèmes de plantation des amandiers et chacun a ses avantages et ses inconvénients.

Il est clair que pour obtenir une culture rentable à court terme, il est préférable d’investir dans la plantation des amandiers en semi-intensif ou en super-intensif. L’entrée en production en super-intensif arrive plus tôt qu’en semi-intensif. Cela se voit également sur le terrain de la récupération de l’investissement, même si l’investissement initial est quasiment deux fois supérieur en super-intensif.

culture rentable à court terme: rentabilité des plantations d'amandiers en intensif

Il est clair que la rentabilité à court terme de la culture de l’amandier s’est considérablement améliorée, en particulier grâce aux avancées technologiques et aux découvertes scientifiques qui sont menées à bien sur cette culture. Ces éléments, indépendamment des prix attractifs, en font une culture rentable sur un intervalle de temps très intéressant.

Culture de l’olivier en super-intensif sans irrigation

Comme nous l’avons vu pour les amandiers, les systèmes super-intensifs raccourcissent l’entrée en production des cultures en plus de les rendre plus productives. Cela en fait des cultures rentables à court terme.

La culture de l’olivier est une autre culture traditionnelle qui a été intensifiée pour la rendre plus rentable. On peut noter deux éléments qui peuvent faire de l’olivier en rangs une culture rentable :

  1. La mécanisation des tâches pour réduire les coûts de production.
  2. Une augmentation de la production en raccourcissant les distances de plantation pour obtenir plus de pieds par hectare.

Pour parvenir à ce second point, l’irrigation pourrait sembler indispensable au succès du système en rangs.

Est-il possible de cultiver des oliviers en rangs sans irrigation ?

Avec une bonne gestion du plan d’implantation, du choix de la variété et de la taille, c’est possible. De nombreux exemples en France montrent que depuis plusieurs décennies, les densités de plantation des oliviers ont été augmentées. Il est même possible d’élever avec succès des plantations d’oliviers sans irrigation avec 500 mm de précipitations annuelles.

Les distances habituelles de 6 x 7 m ont pu être réduites à 3,5 x 1,35 m avec une largeur de rang de 60 à 80 cm.

L’entrée en production se fait tôt. La première récolte peut avoir lieu dès la troisième année de plantation, le point de neutralité est atteint la quatrième année et la plantation est amortie.

Bien entendu, la rentabilité à long terme ne sera pas aussi importante qu’avec une plantation irriguée. Il s’agit cependant d’une rentabilité acceptable: avec un investissement limité (coût de la 1ère année autour de 1 000 €/ha), et a une échéance plutôt courte (4 à 5 ans) qui n’est pas atteinte avec d’autres cultures vivaces.

Culture de la pistache: rentable en effet, mais à court terme ?

Une autre culture agricole rentable à court terme est la pistache, qui s’adapte bien à nos climats et pour laquelle on prévoit des prix de vente élevés pour les années à venir.

Planter des pieds déjà greffés ou à greffer agira sur l’entrée en production. Dans le premier cas, les plants commenceront à produire dès la troisième année de plantation alors que dans le second cas, la mise à fruit peut attendre jusqu’à 7 ans.

Le retour sur investissement de la culture de pistache est un peu plus long à venir (7 à 8 ans). De cette manière, même s’il s’agit d’une culture rentable, elle ne l’est pas sur une durée aussi courte que pour les cultures que nous avons vues précédemment.

Bonne rentabilité à court terme avec des cultures extensives

Il est clair que les cultures agricoles les plus rentables à court terme par excellence sont les cultures annuelles ou extensives puisqu’il est possible d’obtenir une ou deux récoltes par an. Cependant, à long terme, elles ne rapporteront pas autant qu’une plantation. Dans certaines zones pourtant il n’y a pas d’autre choix que les cultures annuelles pour tirer les exploitations agricoles vers le haut. Quelles sont les cultures les plus rentables dans ce cas ?

 

Cultures sans irrigation

Dans certaines zones typiquement céréalières, les cultures oléagineuses qui sont généralement destinées à la production de biodiésel constituent un choix très intéressant du fait des prix élevés auxquels ils peuvent prétendre : la caméline et le colza peuvent offrir des marges brutes entre 300 et 500 €/ha.

 

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Cultures avec irrigation

En terrain irrigué, pour les cultures traditionnelles de céréales, fourrages ou maïs, les marges sont de plus en plus réduites et il est plus compliqué de les convertir rapidement en cultures rentables du fait des prix élevés des intrants (gasoil, engrais, phytosanitaires) et des prix bas de rachat des productions.

Dans ce secteur, il reste donc deux alternatives :

  1. Continuer les mêmes cultures et leur donner une valeur supplémentaire : maïs pour la consommation humaine au lieu du maïs fourrage, blé de qualité pour la boulangerie industrielle, orge pour la brasserie. Ces alternatives passent en principe par la souscription de contrats avec l’entreprise qui rachète la récolte, lesquels garantiront un prix minimum et un accompagnement tout au long du cycle de la culture. Il est également possible de faire une double culture en plantant du maïs et une céréale d’hiver.
  2. Changer pour des cultures plus rentables : remplacer le maïs par du soja, remplacer les céréales par des cultures horticoles pour la conserverie industrielle (petits pois, tomates, haricots, brocolis, etc.) ou remplacer les fourrages habituels par d’autres plus rentables.

Contrôler vos coûts pour connaître la rentabilité de vos cultures

Finalement, quel que soit l’investissement que vous choisissiez, il est fondamental d’en effectuer le suivi, mais rassembler les factures et les relevés bancaires ne suffit pas.

Pour savoir quelles sont les cultures rentables à court terme, vous devez savoir quelles sont les parcelles et les variétés qui donnent les meilleurs résultats, quels sont les travaux qui entrainent les coûts les plus élevés, quel est le retour sur investissement et une longue liste de paramètres économiques qui peuvent assurer votre succès.

La gestion agricole des coûts d’Agroptima vous permet d’assurer le suivi de votre investissement jour après jour, sans aucun effort ou complication, et sans qu’aucun détail de ne puisse vous échapper pour détecter si vous déviez de votre objectif d’entreprise. Testez gratuitement Agroptima ici !

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