Trois méthodes pour combattre l’araignée rouge sur les agrumes

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Il est important de connaître les méthodes permettant de combattre l’araignée rouge sur les agrumes, car cet acarien, qui se nourrit des feuilles et des fruits, occasionne de nombreux dégâts sur les plantations et provoque des taches qui conduisent à la dévaluation du produit. Si vous ne souhaitez pas que cela se produise, cet article vous présente les solutions.

Qu’est-ce que l’araignée rouge ?

L’araignée rouge commune (Tetranychus urticae), originaire d’Eurasie, est actuellement présente dans le monde entier. Dans la péninsule ibérique on la trouve dans toutes les zones, mais elle est plus présente dans le sud et dans la partie méditerranéenne.

Le Tetranychus urticae, également connu comme acarien à deux points, est extrêmement polyphage, c’est-à-dire qu’il peut se nourrir de centaines d’espèces de plantes, raison pour laquelle il affecte de nombreuses cultures au niveau mondial. 

Cet acarien suce la sève des plantes et réduit leur capacité de photosynthèse, ce qui fait baisser leur productivité. De plus, il laisse de petites taches marron ou jaunes sur les feuilles et les fruits, provoquant une perte de valeur commerciale. 

L’araignée rouge, au-delà des agrumes, fait des dégâts sur de nombreuses autres cultures. Par exemple, c’est l’un des ravageurs de la tomate les plus courants. 

Pour combattre l’araignée rouge sur les agrumes, les agriculteurs peuvent utiliser trois méthodes : les méthodes culturales, les méthodes phytosanitaires et l’utilisation de variétés tolérantes aux dégâts. Les deux premières sont plus traditionnelles, alors que la dernière est plus novatrice. Nous allons les examiner en détail. 

1 – Méthodes culturales pour combattre l’araignée rouge sur les agrumes

Pour combattre l’araignée rouge, il convient de recourir aux méthodes culturales, surtout dans le cadre de la Gestion intégrée des nuisibles. Ces méthodes tentent d’éradiquer l’acarien en utilisant principalement ses ennemis naturels, parmi lesquels on distingue ceux qui suivent :

  • Chrysoperla carnea : il s’agit d’une espèce de névroptères de la famille des Chrysopidae. Ses larves se nourrissent d’insectes comme l’araignée rouge, c’est pourquoi on l’utilise pour le contrôle agricole des ravageurs.
  • Phytoseiulus persimilis : cet acarien appartient au genre Phytoseiulus de la famille des Phytoseiidae. C’est un prédateur exclusif de l’araignée rouge. C’est pourquoi, à l’image du névroptère précédent, on l’utilise pour contrôler ce ravageur.

Ces prédateurs de l’araignée rouge ne fonctionnent pas sur les agrumes, des fruitiers pour lesquels on ne connait pas d’ennemis naturels qui soient efficaces pour la combattre, même si fréquemment on voit parmi ses colonies des acariens phytoseïdes, des larves et des adultes du coléoptère coccinelle Stethorus punctillum. C’est la raison pour laquelle, dans les plantations d’agrumes, il est intéressant d’utiliser des couverts végétaux par semis de fétuque entre les rangs, qui aide à limiter les ravageurs dans les arbres en augmentant le niveau de phytoseïdes.

Comment favoriser les ennemis naturels de l’araignée rouge sur les agrumes ? 

Favoriser et conserver les ennemis des acariens phytophages est le pilier essentiel du contrôle biologique de ce ravageur. À cet effet, les pratiques suivantes sont recommandées :

  • Réduire au maximum les traitements non sélectifs.
  • Éviter les conditions de sécheresse (poussière des chemins).
  • Utiliser des couverts végétaux étant donné que, comme pour les agrumes, ils contribuent à la conservation des ennemis naturels. Concrètement :
    • Les couverts de graminées, comme la fétuque, favorisent le contrôle de l’araignée rouge. 
    • Les couverts divers avec présence de dicotylédones favorisent et protègent les ennemis naturels.

2 – Méthodes phytosanitaires pour combattre l’araignée rouge sur les agrumes

Dans le contrôle de l’araignée rouge il faut recourir en priorité aux méthodes culturales. Il est important de signaler que les produits phytosanitaires ne doivent pas être utilisés de manière préventive, mais uniquement en cas de dépassement du seuil de captures. 

Aspects dont il faut tenir compte quand on combat l’araignée rouge avec des phytosanitaires.

  • Déterminer le stade du ravageur prédominant pour choisir le produit le mieux adapté à celui-ci : ovicide, larvicide, adulticide.
  • Lorsque plusieurs applications sont nécessaires, il est important d’alterner les matières actives pour éviter le développement de résistances.
  • Utiliser les doses recommandées.
  • Faire usage d’équipements d’application bien étalonnés, qui garantissent d’être à la vitesse, à la pression et au volume corrects.
  • Bien appliquer le produit sur l’envers des feuilles. 

3 – Combattre l’araignée rouge à partir du choix de la variété

Une alternative aux pesticides pour combattre l’araignée rouge est la lutte biologique au moyen de variantes d’agrumes résistantes à cet acarien.

Un groupe de chercheurs de l’université Jaume I a parié sur cette pratique, et il a publié les conclusions de son analyse bibliographique dans la revue International Journal of Molecular Sciences. Selon ces chercheurs, l’une des raisons de l’avancée de l’araignée rouge est le recours plus fréquents à des variétés d’agrumes attirant l’attention des consommateurs par rapport à des variétés plus résistantes à l’acarien mais d’aspect moins encourageant.

Les scientifiques proposent une nouvelle perspective dans le contrôle de l’araignée rouge. Au lieu de se concentrer sur l’élimination du ravageur, ils choisissent de le combattre à l’aide de variétés ayant un système immunitaire indemne face à l’acarien ou tolérant aux dégâts mécaniques que celui-ci provoque. Ils proposent aussi d’attirer, au moyen de composés volatiles, les ennemis naturels.  L’objectif est d’éviter l’utilisation de pesticides nuisibles pour l’environnement. 

L’importance d’une gestion efficace pour le contrôle du nuisible araignée rouge

Maintenant que vous en savez un peu plus sur les stratégies disponibles pour combattre l’araignée rouge, souvenez-vous qu’une bonne gestion des travaux (par exemple, les phytosanitaire utilisés, le recours au couvert végétal ou le nombre de traitements) vous permettra d’obtenir une gestion plus efficace du contrôle de ce nuisible. Si vous êtes un professionnel et que vous souhaitez découvrir l’outil qui vous permettra de faire ce contrôle, vous avez maintenant la possibilité d’essayer Agroptima gratuitement pendant 15 jours.

 

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